Plaisirs, déplaisirs, coupables, non-coupables, j'aime, j'aime pas...
J'aime... dormir dans des draps propres.
Quoi de mieux que de prendre une longue douche et ensuite se glisser dans un lit fait avec des draps fraîchement lavés? L'odeur, la fraîcheur et la raideur (des draps bien sûr) me transportent dans les bras de Morphée en un rien de temps.
Je n'aime pas... finir la boîte de céréales.
Quoi de plus désagréable que de finir la boîte de céréales? Vous savez la petite poudre qu'il y a au fond de la boîte? Ouach! J'essaie toujours de vider la boîte sans déverser la poudre dans mon bol mais je n'y arrive jamais. Condamnée à manger de la poudre. Toujours bien mieux que de la renifler.
J'aime... enlever la corne sous mes pieds.
J'ai toujours aimé mes pieds. Ni trop longs, ni trop courts. Gracieux, fins et doux. Mais depuis la naissance de mon premier, mes pieds ont changé. Je ne sais pas ce qui s'est passé? Ils sont maintenant crevassés et craqués. Alors environ une fois par semaine, j'enlève la corne sous mes pieds. Lorsque je le fais, je me sens plus légère. Dans mes rêves les plus fous, je prends un rendez-vous chez l'esthéticienne, elle me prépare un bon thé et je relaxe pendant qu'elle me fait un pédicure. (Chéri, si tu me lis, la dernière phrase est pour toi. C'est un petit message subtil qui signifie que ta femme qui va avoir 30 ans dans un mois aimerait beaucoup recevoir un certificat cadeau pour un pédicure. Tu sais, une gâterie pour moi SANS les enfants! Parce que pour l'instant, j'ai deux, parfois trois, paires de yeux qui épient mes moindre faits et gestes et j'apprécierais beaucoup un petit moment de détente juste pour moi.)
Je n'aime pas... me sécher les cheveux.
Avec trois enfants aux couches, ma mise en plis a pris le bord depuis belle lurette. Mes cheveux sont ni raides, ni frisés. Ils ondulent et c'est laid à mourir. C'est impensable pour moi de laisser mes cheveux sécher à l'air libre. Selon tous les coiffeurs que j'ai croisés, j'ai le type de cheveux idéal car ils se travaillent facilement. Et c'est exactement ça le problème: ils se travaillent. Pour une mère de famille qui doit faire vite le matin et qui n'a aucun temps à investir dans sa chevelure, c'est loin d'être idéal un cheveu qui se travaille. J'aimerais me sécher les cheveux rapido presto sans avoir besoin d'artillerie lourde. Mais, que je les veuille raides ou frisés je dois passer une quinzaine de minutes devant le miroir avec mes brosses, mon fer plat et mon séchoir. Et ne me parlez pas de les attacher; pinces, élastiques et compagnie me donnent mal à la tête. Pour l'instant, mon plus vieux a hérité des cheveux raides de son père et ma fille a de magnifiques boucles. Espérons que mon petit dernier sera épargné de ma tignasse.
Tel un bateau, parfois je suis la vague
mais très souvent je vogue à contre courant.
samedi 11 février 2012
mardi 7 février 2012
Uniques
Qui n'aime pas la sauce à spaghetti? Synonyme de réconfort familial, elle a un côté thérapeutique. Quand j'ai une mauvaise journée, je fais du spag pour souper. À tous coups, ça remonte le moral des troupes. Comme j'ai toujours de la sauce au congélo, c'est un repas facile et rapide à préparer. Un petit tour de four micro-onde, des pâtes al dente et on est en business. Si je veux vraiment faire plaisir à mon homme, j'accompagne le tout de pain à l'ail maison.
Lorsque j'ai rencontré mon homme et qu'il a goûté à ma sauce à spaghetti pour la première fois, il m'a gentiment fait comprendre qu'il ne l'aimait pas. Il m'a proposé d'essayer la recette de sa mère. Insulte ultime. Je lui ai dit qu'il devrait la faire lui même s'il voulait manger la sauce de sa moman. Mon homme qui est aussi à l'aise dans une cuisine qu'un poisson hors de l'eau a entrepris de faire la fameuse recette de belle-maman. Il a coupé des légumes pendant deux heures et il a ensuite maladroitement mesuré, mélangé, humé et goûté. Six heures plus tard, nous avons finalement dégusté LA sauce. À ma grande surprise, elle était écoeurante! Depuis ce jour, je fais la sauce de belle-maman. Au début je la faisais en bougonnant question de conserver ma dignité de cuisinière mais ça n'a pas duré. J'ai appris à la découvrir en même temps que je découvrais l'homme de ma vie.
Tout congélateur qui se respecte a un stock de sauce à spag. En fin de semaine, j'ai constaté que notre réserve était à sec. Inacceptable. Je deviens nerveuse lorsqu'on n'a plus de sauce. Elle est ma sécurité, ma bouée de sauvetage. Elle est mon dix cent lorsque j'ai besoin de me tourner de bord. J'ai donc enfilé mon uniforme et j'ai préparé deux batches de sauce. Tant qu'à en faire, on en fait pour la peine. Au menu pour souper, il y avait du spaghetti et comme au premier jour, la sauce était écoeurante.
Ce que mon mari ne sait pas... c'est que je change la recette à chaque fois. J'ajoute, j'enlève, j'oublie, j'improvise, je m'amuse. Si un jour mes garçons disent à leurs copines que leur mère fait la meilleure sauce au monde, je serai bien embêtée de donner ma recette. Les recettes de nos mères sont uniques parce qu'elles goûtent l'amour. C'est ça la recette!
Lorsque j'ai rencontré mon homme et qu'il a goûté à ma sauce à spaghetti pour la première fois, il m'a gentiment fait comprendre qu'il ne l'aimait pas. Il m'a proposé d'essayer la recette de sa mère. Insulte ultime. Je lui ai dit qu'il devrait la faire lui même s'il voulait manger la sauce de sa moman. Mon homme qui est aussi à l'aise dans une cuisine qu'un poisson hors de l'eau a entrepris de faire la fameuse recette de belle-maman. Il a coupé des légumes pendant deux heures et il a ensuite maladroitement mesuré, mélangé, humé et goûté. Six heures plus tard, nous avons finalement dégusté LA sauce. À ma grande surprise, elle était écoeurante! Depuis ce jour, je fais la sauce de belle-maman. Au début je la faisais en bougonnant question de conserver ma dignité de cuisinière mais ça n'a pas duré. J'ai appris à la découvrir en même temps que je découvrais l'homme de ma vie.
Tout congélateur qui se respecte a un stock de sauce à spag. En fin de semaine, j'ai constaté que notre réserve était à sec. Inacceptable. Je deviens nerveuse lorsqu'on n'a plus de sauce. Elle est ma sécurité, ma bouée de sauvetage. Elle est mon dix cent lorsque j'ai besoin de me tourner de bord. J'ai donc enfilé mon uniforme et j'ai préparé deux batches de sauce. Tant qu'à en faire, on en fait pour la peine. Au menu pour souper, il y avait du spaghetti et comme au premier jour, la sauce était écoeurante.
Ce que mon mari ne sait pas... c'est que je change la recette à chaque fois. J'ajoute, j'enlève, j'oublie, j'improvise, je m'amuse. Si un jour mes garçons disent à leurs copines que leur mère fait la meilleure sauce au monde, je serai bien embêtée de donner ma recette. Les recettes de nos mères sont uniques parce qu'elles goûtent l'amour. C'est ça la recette!
jeudi 2 février 2012
J'aime, j'aime pas (1)
Plaisirs, déplaisirs, coupables, non-coupables, j'aime, j'aime pas...
J'aime... faire un voeu avec la furcula (wishbone) du poulet.
Quand j'étais petite, ma mère conservait toujours cet os lorsqu'elle cuisinait un poulet. Elle le lavait et le faisait sécher avant de faire un voeu avec moi. Petite, j'y croyais dur comme fer. Maintenant, je n'y crois plus mais je perpétue la tradition. À chaque fois que l'occasion se présente, je prends quelques minutes pour bien choisir mon voeu et je suis toujours déçue lorsque je perds. Un gros merci à mon chéri qui se prête toujours au jeu même s'il n'y croit pas du tout. Je gage qu'un jour lorsque ma mère ne sera plus là, je recommencerai à y croire en faisant le voeu qu'elle vienne me visiter de temps en temps. Bientôt, j'aurai le plaisir de le faire avec mes enfants et j'espère qu'à leur tour ils perpétueront la tradition.
Je n'aime pas... la trahison du rouleau.
Quoi de plus insultant que de s’asseoir sur le trône et constater qu'il reste deux misérables petits carrés de rien du tout sur le rouleau? Je préfère tomber sur un rouleau vide. Au moins, le message se mérite d'être clair: de un, il ne reste plus de papier et de deux, celui qui est passé devant moi est paresseux. Mais un rouleau presque terminé, c'est de la pure trahison. Lorsque j'entre dans la salle de bain, je jette toujours un rapide coup d'oeil au rouleau pour m'assurer qu'il est bien garni. Quand je vois du blanc tout le tour du rouleau, je suis en confiance pour faire mes besognes. Rapidement, je réalise que le rouleau m'a trahi. Je réussi à faire quoi avec deux carrés? J'arrive à peine à me moucher avec ça! J'appelle les enfants en renfort.
J'aime... nettoyer le grille-pain.
Je ne le lave pas souvent. Environ une fois à tous les trois mois. Quand je décide de lui faire une beauté, il en a pour son argent. Les millions de petites graines de rôties qui se sont fait emprisonner au fil du temps obtiennent finalement leur liberté. J'adore frotter le grille-pain pour lui redonner son lustre. Lorsque j'ai terminé c'est comme si je venais tout juste de le sortir de la boîte. Un petit coup d'oeil au reflet qu'il me renvoi et on est bon pour un autre trois mois.
Je n'aime pas... changer le sac de lait.
Ouep, je suis paresseuse. Je déteste changer le sac de lait. Ça m'arrive toujours lorsque je suis en train de faire un biberon. Je regarde le sac et je doute que j'aurai assez de cet or blanc pour le remplir. Je débute le remplissage et en plein milieu du bib je suis à sec. Je dois ensuite faire le changement de sac avec un bébé qui trépigne d'impatience solidement agrippé à mes jambes. Foutus sacs de lait. À quand le sac sans fond? Une chance que j'en allaite un des trois. Ces seins qui sont toujours pleins, toujours prêts, toujours là. Ces seins qui n'ont pas de fond.
jeudi 26 janvier 2012
Balales
Comme dirait mon grand garçon, nous sommes balales. Tous balales. Rien de bien grave mais juste assez pour nous amocher et nous faire passer une tonne de mouchoirs. J'ai les yeux rougis, la goutte au nez et la tête lourde. Je me coucherais en petite boule dans mon lit avec un bon livre, je m'étendrais sur le divan et je regarderais plusieurs films que je n'ai jamais le temps de visionner, je prendrais des bains chauds, je dormirais une bonne partie de la journée, je me laisserais soigner par mon homme... Mais, je suis une maman et une maman c'est garanti 365 jours par année. Beau temps, mauvais temps, balale pas balale, je suis maman.
Qu'est-ce qu'elle fait la maman malade? Elle ferme la porte à double tour, elle dit à ses petits malades de rester en pyjama, elle les prend dans ses bras, elle fait de la bonne soupe au poulet, elle fait des tournées de chocolats, elle fait ce qu'elle peut. Malgré nos nez qui coulent, nos voix enrouées, nos muscles endoloris, nos têtes prêtes à exploser, nos yeux larmoyants et nos gorges irritées, la vie est belle.
Tantôt, ma maman est venue me voir pour me donner un petit coup de main. Parce qu'une maman c'est là 365 jours par année, beau temps, mauvais temps, balale pas balale.
Merci maman
Qu'est-ce qu'elle fait la maman malade? Elle ferme la porte à double tour, elle dit à ses petits malades de rester en pyjama, elle les prend dans ses bras, elle fait de la bonne soupe au poulet, elle fait des tournées de chocolats, elle fait ce qu'elle peut. Malgré nos nez qui coulent, nos voix enrouées, nos muscles endoloris, nos têtes prêtes à exploser, nos yeux larmoyants et nos gorges irritées, la vie est belle.
Tantôt, ma maman est venue me voir pour me donner un petit coup de main. Parce qu'une maman c'est là 365 jours par année, beau temps, mauvais temps, balale pas balale.
Merci maman
mardi 24 janvier 2012
Réchauffé
Aujourd'hui, je vous sers du réchauffé. Au menu: café tiède, papalé et dérangement. Il y a quelque chose de réconfortant dans le réchauffé; on est en terrain connu, on ne fait pas trop d'efforts et on savoure. En cette journée de grisaille, mon corps et mon coeur seront réchauffés par ma petite princesse qui a une poussée de fièvre et qui réclame les bras de maman.
Bien que le réchauffé puisse être réconfortant, il peut aussi être désolant. Depuis quelques jours, mon grand est bien attristé du réchauffement quand il regarde par la fenêtre et se demande où est passée la neige. C'est aussi ça du réchauffé!
vendredi 20 janvier 2012
Condamnée
Le matin, je prends un ou deux cafés pour démarrer la journée. J'aime entendre le bruit de la cafetière qui m'annonce que dans quelques minutes j'aurai un bon café chaud à déguster. Mon armoire regorge de tasses de toutes les couleurs et de tous les formats. C'est primordial qu'elles soient dépareillées. Ce serait vraiment dommage de toujours boire mon café dans la même tasse car chacune est associée à un souvenir, un état d'âme ou une personne. À tous les matins, je choisi ma tasse selon mon humeur du jour. Parfois, je la choisi avant même que je mette un pied en dehors du lit.
Je n'aime pas que mon homme me serve mon café. Lorsqu'il le fait, j'ai l'impression de sauter une étape essentielle à la réussite d'un bon matin. Les matinées sont assez chaotiques dans ma chaumière: les plus vieux veulent manger, le petit réclame une tétée, ma fille veux se faire débarbouiller, mon garçon n'est pas content de son déjeuner, le plus petit régurgite, sans oublier tous les changements de couches et mon homme qui tente de quitter la maison afin d'aller travailler. Dans le brouhaha matinal, j'essaie de trouver le meilleur moment pour prendre mon café. Quand je sens poindre une période d’accalmie, je verse mon café dans la tasse du jour. J'aime observer la vapeur qui s'échappe du filet de café qui coule dans ma tasse, j'aime humer son odeur, j'aime placer mes mains autour de la tasse pour les réchauffer. Ensuite vient le temps d'ajouter le sucre et le lait. Le désavantage d'avoir plusieurs tasses est de devoir ajuster les quantités selon chacune. Puis un ou deux petits tours de cuillère et le café est prêt. Parfois, je me sens nostalgique et je pense à mon grand-père qui lui brassait son café énergiquement pendant de longues minutes en nous relatant les dernières nouvelles. Il m'arrive de le faire à la blague en guise de clin d'oeil à celui qui me manque terriblement.
Dans mes rêves les plus fous, je bois mon café chaud tout en surfant sur le net. Il n'en est rien, la réalité est tout autre. Je prends mon café tiède en essayant de butiner sur mon portable. Je donne le sein, je change des couches, je brosse des dents, je mouche des nez, je range, je lave, je joue, je ne bois pas mon café. Je l'oubli souvent sur le coin d'une table et je le retrouve complètement froid. Je le réchauffe plusieurs fois au four micro-onde jusqu'à ce qu'il prenne un goût de sirop brûlé.
J'arrive à boire un café chaud lors de nos trop rares sorties en amoureux. Après un bon repas au resto, je ne rate jamais l'occasion d'en commander un. La plupart du temps, il est trop corsé ou bien il goûte l'eau de vaisselle. Je n'arrive jamais à bien doser la crème avec les petits godets. Même chose pour les sachets de sucre. J'aime rarement la tasse dans laquelle il est servi et quand je prends finalement une gorgée, je me brûle immanquablement.
Je suis condamnée. Condamnée à boire du café tiède préparé avec amour par mon homme et tiédi avec amour par mes petits. Il y a des condamnations pires que d'autres.
Je n'aime pas que mon homme me serve mon café. Lorsqu'il le fait, j'ai l'impression de sauter une étape essentielle à la réussite d'un bon matin. Les matinées sont assez chaotiques dans ma chaumière: les plus vieux veulent manger, le petit réclame une tétée, ma fille veux se faire débarbouiller, mon garçon n'est pas content de son déjeuner, le plus petit régurgite, sans oublier tous les changements de couches et mon homme qui tente de quitter la maison afin d'aller travailler. Dans le brouhaha matinal, j'essaie de trouver le meilleur moment pour prendre mon café. Quand je sens poindre une période d’accalmie, je verse mon café dans la tasse du jour. J'aime observer la vapeur qui s'échappe du filet de café qui coule dans ma tasse, j'aime humer son odeur, j'aime placer mes mains autour de la tasse pour les réchauffer. Ensuite vient le temps d'ajouter le sucre et le lait. Le désavantage d'avoir plusieurs tasses est de devoir ajuster les quantités selon chacune. Puis un ou deux petits tours de cuillère et le café est prêt. Parfois, je me sens nostalgique et je pense à mon grand-père qui lui brassait son café énergiquement pendant de longues minutes en nous relatant les dernières nouvelles. Il m'arrive de le faire à la blague en guise de clin d'oeil à celui qui me manque terriblement.
Dans mes rêves les plus fous, je bois mon café chaud tout en surfant sur le net. Il n'en est rien, la réalité est tout autre. Je prends mon café tiède en essayant de butiner sur mon portable. Je donne le sein, je change des couches, je brosse des dents, je mouche des nez, je range, je lave, je joue, je ne bois pas mon café. Je l'oubli souvent sur le coin d'une table et je le retrouve complètement froid. Je le réchauffe plusieurs fois au four micro-onde jusqu'à ce qu'il prenne un goût de sirop brûlé.
J'arrive à boire un café chaud lors de nos trop rares sorties en amoureux. Après un bon repas au resto, je ne rate jamais l'occasion d'en commander un. La plupart du temps, il est trop corsé ou bien il goûte l'eau de vaisselle. Je n'arrive jamais à bien doser la crème avec les petits godets. Même chose pour les sachets de sucre. J'aime rarement la tasse dans laquelle il est servi et quand je prends finalement une gorgée, je me brûle immanquablement.
Je suis condamnée. Condamnée à boire du café tiède préparé avec amour par mon homme et tiédi avec amour par mes petits. Il y a des condamnations pires que d'autres.
mardi 17 janvier 2012
Au Temple de la renommée
Pompiers, ambulanciers, policiers. Il n'en fallait pas plus pour faire plaisir à mes deux petits trésors. Ce n'est pas à tous les jours qu'on a droit à deux camions de pompiers, une ambulance, une fourgonnette de premiers répondants et une voiture de police devant la porte.
En faisant une petite randonnée de ski de fond dans la forêt derrière chez moi, un homme d'un certain âge a eu un malaise. Un gentil monsieur l'a trouvé étendu dans la neige dans un piteux état et il est venu sonné à ma porte pour que j'appelle les renforts.
En attendant les secours, j'ai expliqué aux enfants ce qui se passait. Les yeux gros comme des deux piastres mes petits ont observé la dizaine de pompiers et les deux ambulanciers remonter le sentier jusqu'au skieur. Pour l'occasion, mes petits ont eu la permission de se mettre debout sur leur table de bricolage afin d'avoir une meilleure vue de la scène. Alors là, l'excitation était à son comble; de un, les pompiers étaient dans notre cour et de deux, ils enfreignaient une règle de la maison avec le consentement de maman. Les pompiers étaient rendus loin dans la forêt. Tellement loin que les petits yeux se faisaient encore plus petits pour mieux voir. L'attente était longue avant le retour des renforts. Par la porte patio, on a vu les pompiers revenir tranquillement avec le traîneau-civière. Les héros du jour avaient réussi à extirper le vieillard du bois.
Les enfants se sont vites dirigés vers l'avant de la maison pour observer la suite. Les cris fusaient de toutes parts lorsque j'ai ouvert la porte et qu'ils ont vu les véhicules de secours. Je courais du salon à la porte d'entrée pour couvrir tous mes petits. Tuque de laine et doudou chaude pour le petit dernier qui pour une fois avait le salon et la télé pour lui seul. Manteau d'homme en feutre carreautée rouge et noir, tuque mauve et foulard rose pour ma petite. Veste de laine brune ornée d'un collet de fourrure pour mon grand et sur la tête, une tuque lignée rouge et bleu pour couronner le tout. Dans l'urgence de la situation, je leur ai enfilé les premiers trucs qui me sont tombés sous la main. Un style digne des plus grandes parades de mode. Pour mes enfants, c'était le cadet de leurs soucis. Un à un les véhicules sont partis. J'ai tenté à plusieurs reprises de fermer la porte mais les enfants on monté la garde jusqu'à ce qu'il ne reste plus de trace de l'intervention.
On ne saura jamais ce qui est advenu du skieur mais je sais qu'en cette froide journée d'hiver, le vieillard du boisé vient de faire son entrée dans notre histoire familiale. Un peu comme on entre au Temple de la renommée.
En faisant une petite randonnée de ski de fond dans la forêt derrière chez moi, un homme d'un certain âge a eu un malaise. Un gentil monsieur l'a trouvé étendu dans la neige dans un piteux état et il est venu sonné à ma porte pour que j'appelle les renforts.
En attendant les secours, j'ai expliqué aux enfants ce qui se passait. Les yeux gros comme des deux piastres mes petits ont observé la dizaine de pompiers et les deux ambulanciers remonter le sentier jusqu'au skieur. Pour l'occasion, mes petits ont eu la permission de se mettre debout sur leur table de bricolage afin d'avoir une meilleure vue de la scène. Alors là, l'excitation était à son comble; de un, les pompiers étaient dans notre cour et de deux, ils enfreignaient une règle de la maison avec le consentement de maman. Les pompiers étaient rendus loin dans la forêt. Tellement loin que les petits yeux se faisaient encore plus petits pour mieux voir. L'attente était longue avant le retour des renforts. Par la porte patio, on a vu les pompiers revenir tranquillement avec le traîneau-civière. Les héros du jour avaient réussi à extirper le vieillard du bois.
Les enfants se sont vites dirigés vers l'avant de la maison pour observer la suite. Les cris fusaient de toutes parts lorsque j'ai ouvert la porte et qu'ils ont vu les véhicules de secours. Je courais du salon à la porte d'entrée pour couvrir tous mes petits. Tuque de laine et doudou chaude pour le petit dernier qui pour une fois avait le salon et la télé pour lui seul. Manteau d'homme en feutre carreautée rouge et noir, tuque mauve et foulard rose pour ma petite. Veste de laine brune ornée d'un collet de fourrure pour mon grand et sur la tête, une tuque lignée rouge et bleu pour couronner le tout. Dans l'urgence de la situation, je leur ai enfilé les premiers trucs qui me sont tombés sous la main. Un style digne des plus grandes parades de mode. Pour mes enfants, c'était le cadet de leurs soucis. Un à un les véhicules sont partis. J'ai tenté à plusieurs reprises de fermer la porte mais les enfants on monté la garde jusqu'à ce qu'il ne reste plus de trace de l'intervention.
On ne saura jamais ce qui est advenu du skieur mais je sais qu'en cette froide journée d'hiver, le vieillard du boisé vient de faire son entrée dans notre histoire familiale. Un peu comme on entre au Temple de la renommée.
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