Je ne pensais jamais dire dans ma carrière de maman: "Cocotte, arrête de te passer le ice pack dans la noune".
Et elle de me répondre: "un mounoute".
J'ai d'abord pensé qu'elle me parlait d'une nouvelle espèce de mammouth mais j'ai vite compris qu'elle voulait seulement prolonger sa découverte d'une minute.
Je sens qu'elle n'a pas fini de m'en faire voir de toutes les couleurs celle-là.
Tel un bateau, parfois je suis la vague
mais très souvent je vogue à contre courant.
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samedi 31 mars 2012
jeudi 1 mars 2012
Boîtes à surprises (2)
Quand le menu du souper se transforme en discussion osée...
- Qu'est-ce que tu aimerais manger pour souper mon grand garçon?
- Des nounes au beurre Maman.
- C'est ton père qui va être content!!!
- Qu'est-ce que tu aimerais manger pour souper mon grand garçon?
- Des nounes au beurre Maman.
- C'est ton père qui va être content!!!
jeudi 23 février 2012
L'bonhomme
L'hiver, la neige, les enfants... un bonhomme. Mes enfants ont fait leur premier bonhomme de neige cette année. Par une belle journée d'hiver comme on les aime, j'ai demandé à l'homme de sortir les enfants dehors. Allez hop, un peu d'air frais va vous faire du bien (lire ici: sors les enfants je t'en supplie avant que je perde les pédales).
Qui dit hiver et enfants dans la même phrase, dit aussi habits de neige. Après quelques ratés et quelques disputes, on a pris l'habitude d'habiller les enfants au salon pour avoir plus de place. Pour minimiser le chaos que cette activité apporte inévitablement, nous les habillons en même temps. De cette façon, l'attente est moins longue et ils ont moins chaud.
Après avoir couru pendant cinq minutes pour attraper les enfants, mon homme les a couchés par terre pour enfiler leurs pantalons. Il a commencé par mon garçon: une jambe, l'autre jambe, on pousse, allez hop debout, les bretelles. Même chose pour cocotte. Ouf, première étape terminée. Ensuite les bottes... oui, oui, dans le salon. Mon homme s'est assis par terre et il s'est assuré que les quatre petits pieds étaient au chaud. Il a repris son souffle et il a enfilé son pantalon pendant que les enfants recommençaient à courir partout. Il a haussé le ton et les enfants sont revenus vers leur père en bougonnant. C'était ensuite le temps de mettre les accessoires: tuques, cache-cou, mitaines. Je dis accessoires parce qu'une fois dehors ils deviennent selon les enfants totalement accessoires. Cette étape fût teintée par le festival des têtes tournantes et il était suivi de près par le festival des pouces perdus dans les cavernes des mitaines. Mon homme en avait des sueurs dans le dos. Je lui ai lancé un rapide regard qui se traduisait par: "lâche pas mon homme, c'est presque fini". Pendant ce temps là, dans ma tête, ça ressemblait plutôt à : "lâche pas ma belle, dans moins de dix minutes tu vas avoir la p-a-i-x". Les enfants tant qu'à eux étaient déjà en train d'ouvrir la porte patio. Allez hop, il restait les manteaux. Mon homme a enfilé le sien en quatrième vitesse pour ensuite aider les enfants. C'est à ce moment précis que ma fille a décidé de faire une crise de guenille. Molle, molle, molle. Plus aucun tonus. Papa essayait de la relever; rien à faire, elle avait les jambes en compote. Quand elle me fait ça, je la ferais rôtir avec des carottes et des petits oignons perlés pour souper. La respiration de mon mari s'accélérait et mon grand qui était tout habillé commençait à avoir chaud. Finalement, elle s'est ressaisie et ils étaient maintenant tous prêts à affronter la neige et le froid. Mon homme reprenait tranquillement son souffle lorsque j'ai refermé la porte patio derrière eux en me disant que c'était donc plaisant les sorties d'hiver.
Dehors, les enfants voulaient un bonhomme de neige. Ils ont passé leur commande à leur père et ils sont partis jouer plus loin. Mon homme a essayé de les intégrer tant bien que mal au projet mais ils trouvaient que papa travaillait très bien tout seul. Au moins ils l'encourageaient en lui répétant sans cesse: "bonhomme neige, bonhomme neige, bonhomme neige". Mon mari a eu bien de la difficulté à construire Monsieur le Bonhomme. La neige n'était pas collante et il a dû creuser pour en trouver de la bonne. Mon grand garçon traînait précieusement les yeux et le nez de la création dans un petit sac que j'avais préparé avant leur sortie. Aussitôt que la carotte fût installée, les enfants ont demandé à leur père s'ils pouvaient rentrer. Ce jour là, mon homme est rentré à la maison la fierté dans les yeux et les joues rougies. Il avait non seulement réussi à habiller les enfants en gardant son calme, il avait assuré à sa femme un moment de répit et il avait construit le plus beau bonhomme de neige qui soit. L'histoire ne dit pas qui a eu le plus de plaisir; les enfants ou le papa? Moi je dis que c'est l'bonhomme.
Qui dit hiver et enfants dans la même phrase, dit aussi habits de neige. Après quelques ratés et quelques disputes, on a pris l'habitude d'habiller les enfants au salon pour avoir plus de place. Pour minimiser le chaos que cette activité apporte inévitablement, nous les habillons en même temps. De cette façon, l'attente est moins longue et ils ont moins chaud.
Après avoir couru pendant cinq minutes pour attraper les enfants, mon homme les a couchés par terre pour enfiler leurs pantalons. Il a commencé par mon garçon: une jambe, l'autre jambe, on pousse, allez hop debout, les bretelles. Même chose pour cocotte. Ouf, première étape terminée. Ensuite les bottes... oui, oui, dans le salon. Mon homme s'est assis par terre et il s'est assuré que les quatre petits pieds étaient au chaud. Il a repris son souffle et il a enfilé son pantalon pendant que les enfants recommençaient à courir partout. Il a haussé le ton et les enfants sont revenus vers leur père en bougonnant. C'était ensuite le temps de mettre les accessoires: tuques, cache-cou, mitaines. Je dis accessoires parce qu'une fois dehors ils deviennent selon les enfants totalement accessoires. Cette étape fût teintée par le festival des têtes tournantes et il était suivi de près par le festival des pouces perdus dans les cavernes des mitaines. Mon homme en avait des sueurs dans le dos. Je lui ai lancé un rapide regard qui se traduisait par: "lâche pas mon homme, c'est presque fini". Pendant ce temps là, dans ma tête, ça ressemblait plutôt à : "lâche pas ma belle, dans moins de dix minutes tu vas avoir la p-a-i-x". Les enfants tant qu'à eux étaient déjà en train d'ouvrir la porte patio. Allez hop, il restait les manteaux. Mon homme a enfilé le sien en quatrième vitesse pour ensuite aider les enfants. C'est à ce moment précis que ma fille a décidé de faire une crise de guenille. Molle, molle, molle. Plus aucun tonus. Papa essayait de la relever; rien à faire, elle avait les jambes en compote. Quand elle me fait ça, je la ferais rôtir avec des carottes et des petits oignons perlés pour souper. La respiration de mon mari s'accélérait et mon grand qui était tout habillé commençait à avoir chaud. Finalement, elle s'est ressaisie et ils étaient maintenant tous prêts à affronter la neige et le froid. Mon homme reprenait tranquillement son souffle lorsque j'ai refermé la porte patio derrière eux en me disant que c'était donc plaisant les sorties d'hiver.
Dehors, les enfants voulaient un bonhomme de neige. Ils ont passé leur commande à leur père et ils sont partis jouer plus loin. Mon homme a essayé de les intégrer tant bien que mal au projet mais ils trouvaient que papa travaillait très bien tout seul. Au moins ils l'encourageaient en lui répétant sans cesse: "bonhomme neige, bonhomme neige, bonhomme neige". Mon mari a eu bien de la difficulté à construire Monsieur le Bonhomme. La neige n'était pas collante et il a dû creuser pour en trouver de la bonne. Mon grand garçon traînait précieusement les yeux et le nez de la création dans un petit sac que j'avais préparé avant leur sortie. Aussitôt que la carotte fût installée, les enfants ont demandé à leur père s'ils pouvaient rentrer. Ce jour là, mon homme est rentré à la maison la fierté dans les yeux et les joues rougies. Il avait non seulement réussi à habiller les enfants en gardant son calme, il avait assuré à sa femme un moment de répit et il avait construit le plus beau bonhomme de neige qui soit. L'histoire ne dit pas qui a eu le plus de plaisir; les enfants ou le papa? Moi je dis que c'est l'bonhomme.
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lundi 20 février 2012
Boîtes à surprises (1)
Les enfants sont des vraies boîtes à surprises, je ne vous l'apprends sûrement pas. Bien que mon grand garçon ait un retard de langage important il commence à nous sortir des perles. Je note toutes ses avancées et j'avais très hâte d'écrire ses mots d'enfant. Voici les premières perles et les mots rigolos de mes cocos d'amour.
Cocotte... veut manger des mentines (clémentines).
Cocotte... aimerait bien avoir un ménis comme ses deux frères (pénis).
Cocotte... ne mange jamais sans sa boulette (débarbouillette).
Je demande aux enfants de pointer les différentes parties de leur corps. Je demande à cocotte où sont ses seins? Cocotte me pointe son nombril. Est-ce un message pour maman? Hahaha!!!
Au mois de novembre lorsque nous avons eu notre première bordée de neige. Mon grand regarde par la fenêtre et me dit: "Pleut neige Maman". C'est son tout premier mot d'enfant.
Cette semaine, lors d'un repas chaotique j'ai dit avec une pointe d'humour dans la voix et dans le visage: "Heille, c'est moi le boss"! Mon grand m'a répondu offusqué: "non pas pareil". Il m'a pointé son napperon de Buzz Lightyear et a répété "pas pareil". Et là j'ai compris. Il croyait que j'avais dit: "C'est moi Buzz". Et non chéri, je ne suis pas Buzz mais j'aimerais bien l'être par exemple.
Récemment, j'ai du mettre de la crème sur les foufounnes de mon grand pour soigner une irritation due aux couches. Comme il a horreur de se faire mettre de la crème, lorsqu'il a vu le petit pot à côté du piqué, il a dit: "nooooooooooooooon pas clème". Pauvre petit coeur, il a dû endurer son sort quelques jours. À chaque fois, j'avais droit à un retentissant: "noooooooooooooooooon pas clème". Quelques jours après l'épisode de la "clème" j'ai dit à mon homme: "peux-tu passer à l'épicerie, j'ai besoin de crème pour ma recette"? Vous auriez du voir le petit garçon terrorisé caché derrière le sofa qui criait: "nooooooooooooon pas clème".
Cocotte... veut manger des mentines (clémentines).
Cocotte... aimerait bien avoir un ménis comme ses deux frères (pénis).
Cocotte... ne mange jamais sans sa boulette (débarbouillette).
Je demande aux enfants de pointer les différentes parties de leur corps. Je demande à cocotte où sont ses seins? Cocotte me pointe son nombril. Est-ce un message pour maman? Hahaha!!!
Au mois de novembre lorsque nous avons eu notre première bordée de neige. Mon grand regarde par la fenêtre et me dit: "Pleut neige Maman". C'est son tout premier mot d'enfant.
Cette semaine, lors d'un repas chaotique j'ai dit avec une pointe d'humour dans la voix et dans le visage: "Heille, c'est moi le boss"! Mon grand m'a répondu offusqué: "non pas pareil". Il m'a pointé son napperon de Buzz Lightyear et a répété "pas pareil". Et là j'ai compris. Il croyait que j'avais dit: "C'est moi Buzz". Et non chéri, je ne suis pas Buzz mais j'aimerais bien l'être par exemple.
Récemment, j'ai du mettre de la crème sur les foufounnes de mon grand pour soigner une irritation due aux couches. Comme il a horreur de se faire mettre de la crème, lorsqu'il a vu le petit pot à côté du piqué, il a dit: "nooooooooooooooon pas clème". Pauvre petit coeur, il a dû endurer son sort quelques jours. À chaque fois, j'avais droit à un retentissant: "noooooooooooooooooon pas clème". Quelques jours après l'épisode de la "clème" j'ai dit à mon homme: "peux-tu passer à l'épicerie, j'ai besoin de crème pour ma recette"? Vous auriez du voir le petit garçon terrorisé caché derrière le sofa qui criait: "nooooooooooooon pas clème".
mardi 7 février 2012
Uniques
Qui n'aime pas la sauce à spaghetti? Synonyme de réconfort familial, elle a un côté thérapeutique. Quand j'ai une mauvaise journée, je fais du spag pour souper. À tous coups, ça remonte le moral des troupes. Comme j'ai toujours de la sauce au congélo, c'est un repas facile et rapide à préparer. Un petit tour de four micro-onde, des pâtes al dente et on est en business. Si je veux vraiment faire plaisir à mon homme, j'accompagne le tout de pain à l'ail maison.
Lorsque j'ai rencontré mon homme et qu'il a goûté à ma sauce à spaghetti pour la première fois, il m'a gentiment fait comprendre qu'il ne l'aimait pas. Il m'a proposé d'essayer la recette de sa mère. Insulte ultime. Je lui ai dit qu'il devrait la faire lui même s'il voulait manger la sauce de sa moman. Mon homme qui est aussi à l'aise dans une cuisine qu'un poisson hors de l'eau a entrepris de faire la fameuse recette de belle-maman. Il a coupé des légumes pendant deux heures et il a ensuite maladroitement mesuré, mélangé, humé et goûté. Six heures plus tard, nous avons finalement dégusté LA sauce. À ma grande surprise, elle était écoeurante! Depuis ce jour, je fais la sauce de belle-maman. Au début je la faisais en bougonnant question de conserver ma dignité de cuisinière mais ça n'a pas duré. J'ai appris à la découvrir en même temps que je découvrais l'homme de ma vie.
Tout congélateur qui se respecte a un stock de sauce à spag. En fin de semaine, j'ai constaté que notre réserve était à sec. Inacceptable. Je deviens nerveuse lorsqu'on n'a plus de sauce. Elle est ma sécurité, ma bouée de sauvetage. Elle est mon dix cent lorsque j'ai besoin de me tourner de bord. J'ai donc enfilé mon uniforme et j'ai préparé deux batches de sauce. Tant qu'à en faire, on en fait pour la peine. Au menu pour souper, il y avait du spaghetti et comme au premier jour, la sauce était écoeurante.
Ce que mon mari ne sait pas... c'est que je change la recette à chaque fois. J'ajoute, j'enlève, j'oublie, j'improvise, je m'amuse. Si un jour mes garçons disent à leurs copines que leur mère fait la meilleure sauce au monde, je serai bien embêtée de donner ma recette. Les recettes de nos mères sont uniques parce qu'elles goûtent l'amour. C'est ça la recette!
Lorsque j'ai rencontré mon homme et qu'il a goûté à ma sauce à spaghetti pour la première fois, il m'a gentiment fait comprendre qu'il ne l'aimait pas. Il m'a proposé d'essayer la recette de sa mère. Insulte ultime. Je lui ai dit qu'il devrait la faire lui même s'il voulait manger la sauce de sa moman. Mon homme qui est aussi à l'aise dans une cuisine qu'un poisson hors de l'eau a entrepris de faire la fameuse recette de belle-maman. Il a coupé des légumes pendant deux heures et il a ensuite maladroitement mesuré, mélangé, humé et goûté. Six heures plus tard, nous avons finalement dégusté LA sauce. À ma grande surprise, elle était écoeurante! Depuis ce jour, je fais la sauce de belle-maman. Au début je la faisais en bougonnant question de conserver ma dignité de cuisinière mais ça n'a pas duré. J'ai appris à la découvrir en même temps que je découvrais l'homme de ma vie.
Tout congélateur qui se respecte a un stock de sauce à spag. En fin de semaine, j'ai constaté que notre réserve était à sec. Inacceptable. Je deviens nerveuse lorsqu'on n'a plus de sauce. Elle est ma sécurité, ma bouée de sauvetage. Elle est mon dix cent lorsque j'ai besoin de me tourner de bord. J'ai donc enfilé mon uniforme et j'ai préparé deux batches de sauce. Tant qu'à en faire, on en fait pour la peine. Au menu pour souper, il y avait du spaghetti et comme au premier jour, la sauce était écoeurante.
Ce que mon mari ne sait pas... c'est que je change la recette à chaque fois. J'ajoute, j'enlève, j'oublie, j'improvise, je m'amuse. Si un jour mes garçons disent à leurs copines que leur mère fait la meilleure sauce au monde, je serai bien embêtée de donner ma recette. Les recettes de nos mères sont uniques parce qu'elles goûtent l'amour. C'est ça la recette!
jeudi 2 février 2012
J'aime, j'aime pas (1)
Plaisirs, déplaisirs, coupables, non-coupables, j'aime, j'aime pas...
J'aime... faire un voeu avec la furcula (wishbone) du poulet.
Quand j'étais petite, ma mère conservait toujours cet os lorsqu'elle cuisinait un poulet. Elle le lavait et le faisait sécher avant de faire un voeu avec moi. Petite, j'y croyais dur comme fer. Maintenant, je n'y crois plus mais je perpétue la tradition. À chaque fois que l'occasion se présente, je prends quelques minutes pour bien choisir mon voeu et je suis toujours déçue lorsque je perds. Un gros merci à mon chéri qui se prête toujours au jeu même s'il n'y croit pas du tout. Je gage qu'un jour lorsque ma mère ne sera plus là, je recommencerai à y croire en faisant le voeu qu'elle vienne me visiter de temps en temps. Bientôt, j'aurai le plaisir de le faire avec mes enfants et j'espère qu'à leur tour ils perpétueront la tradition.
Je n'aime pas... la trahison du rouleau.
Quoi de plus insultant que de s’asseoir sur le trône et constater qu'il reste deux misérables petits carrés de rien du tout sur le rouleau? Je préfère tomber sur un rouleau vide. Au moins, le message se mérite d'être clair: de un, il ne reste plus de papier et de deux, celui qui est passé devant moi est paresseux. Mais un rouleau presque terminé, c'est de la pure trahison. Lorsque j'entre dans la salle de bain, je jette toujours un rapide coup d'oeil au rouleau pour m'assurer qu'il est bien garni. Quand je vois du blanc tout le tour du rouleau, je suis en confiance pour faire mes besognes. Rapidement, je réalise que le rouleau m'a trahi. Je réussi à faire quoi avec deux carrés? J'arrive à peine à me moucher avec ça! J'appelle les enfants en renfort.
J'aime... nettoyer le grille-pain.
Je ne le lave pas souvent. Environ une fois à tous les trois mois. Quand je décide de lui faire une beauté, il en a pour son argent. Les millions de petites graines de rôties qui se sont fait emprisonner au fil du temps obtiennent finalement leur liberté. J'adore frotter le grille-pain pour lui redonner son lustre. Lorsque j'ai terminé c'est comme si je venais tout juste de le sortir de la boîte. Un petit coup d'oeil au reflet qu'il me renvoi et on est bon pour un autre trois mois.
Je n'aime pas... changer le sac de lait.
Ouep, je suis paresseuse. Je déteste changer le sac de lait. Ça m'arrive toujours lorsque je suis en train de faire un biberon. Je regarde le sac et je doute que j'aurai assez de cet or blanc pour le remplir. Je débute le remplissage et en plein milieu du bib je suis à sec. Je dois ensuite faire le changement de sac avec un bébé qui trépigne d'impatience solidement agrippé à mes jambes. Foutus sacs de lait. À quand le sac sans fond? Une chance que j'en allaite un des trois. Ces seins qui sont toujours pleins, toujours prêts, toujours là. Ces seins qui n'ont pas de fond.
mardi 24 janvier 2012
Réchauffé
Aujourd'hui, je vous sers du réchauffé. Au menu: café tiède, papalé et dérangement. Il y a quelque chose de réconfortant dans le réchauffé; on est en terrain connu, on ne fait pas trop d'efforts et on savoure. En cette journée de grisaille, mon corps et mon coeur seront réchauffés par ma petite princesse qui a une poussée de fièvre et qui réclame les bras de maman.
Bien que le réchauffé puisse être réconfortant, il peut aussi être désolant. Depuis quelques jours, mon grand est bien attristé du réchauffement quand il regarde par la fenêtre et se demande où est passée la neige. C'est aussi ça du réchauffé!
vendredi 20 janvier 2012
Condamnée
Le matin, je prends un ou deux cafés pour démarrer la journée. J'aime entendre le bruit de la cafetière qui m'annonce que dans quelques minutes j'aurai un bon café chaud à déguster. Mon armoire regorge de tasses de toutes les couleurs et de tous les formats. C'est primordial qu'elles soient dépareillées. Ce serait vraiment dommage de toujours boire mon café dans la même tasse car chacune est associée à un souvenir, un état d'âme ou une personne. À tous les matins, je choisi ma tasse selon mon humeur du jour. Parfois, je la choisi avant même que je mette un pied en dehors du lit.
Je n'aime pas que mon homme me serve mon café. Lorsqu'il le fait, j'ai l'impression de sauter une étape essentielle à la réussite d'un bon matin. Les matinées sont assez chaotiques dans ma chaumière: les plus vieux veulent manger, le petit réclame une tétée, ma fille veux se faire débarbouiller, mon garçon n'est pas content de son déjeuner, le plus petit régurgite, sans oublier tous les changements de couches et mon homme qui tente de quitter la maison afin d'aller travailler. Dans le brouhaha matinal, j'essaie de trouver le meilleur moment pour prendre mon café. Quand je sens poindre une période d’accalmie, je verse mon café dans la tasse du jour. J'aime observer la vapeur qui s'échappe du filet de café qui coule dans ma tasse, j'aime humer son odeur, j'aime placer mes mains autour de la tasse pour les réchauffer. Ensuite vient le temps d'ajouter le sucre et le lait. Le désavantage d'avoir plusieurs tasses est de devoir ajuster les quantités selon chacune. Puis un ou deux petits tours de cuillère et le café est prêt. Parfois, je me sens nostalgique et je pense à mon grand-père qui lui brassait son café énergiquement pendant de longues minutes en nous relatant les dernières nouvelles. Il m'arrive de le faire à la blague en guise de clin d'oeil à celui qui me manque terriblement.
Dans mes rêves les plus fous, je bois mon café chaud tout en surfant sur le net. Il n'en est rien, la réalité est tout autre. Je prends mon café tiède en essayant de butiner sur mon portable. Je donne le sein, je change des couches, je brosse des dents, je mouche des nez, je range, je lave, je joue, je ne bois pas mon café. Je l'oubli souvent sur le coin d'une table et je le retrouve complètement froid. Je le réchauffe plusieurs fois au four micro-onde jusqu'à ce qu'il prenne un goût de sirop brûlé.
J'arrive à boire un café chaud lors de nos trop rares sorties en amoureux. Après un bon repas au resto, je ne rate jamais l'occasion d'en commander un. La plupart du temps, il est trop corsé ou bien il goûte l'eau de vaisselle. Je n'arrive jamais à bien doser la crème avec les petits godets. Même chose pour les sachets de sucre. J'aime rarement la tasse dans laquelle il est servi et quand je prends finalement une gorgée, je me brûle immanquablement.
Je suis condamnée. Condamnée à boire du café tiède préparé avec amour par mon homme et tiédi avec amour par mes petits. Il y a des condamnations pires que d'autres.
Je n'aime pas que mon homme me serve mon café. Lorsqu'il le fait, j'ai l'impression de sauter une étape essentielle à la réussite d'un bon matin. Les matinées sont assez chaotiques dans ma chaumière: les plus vieux veulent manger, le petit réclame une tétée, ma fille veux se faire débarbouiller, mon garçon n'est pas content de son déjeuner, le plus petit régurgite, sans oublier tous les changements de couches et mon homme qui tente de quitter la maison afin d'aller travailler. Dans le brouhaha matinal, j'essaie de trouver le meilleur moment pour prendre mon café. Quand je sens poindre une période d’accalmie, je verse mon café dans la tasse du jour. J'aime observer la vapeur qui s'échappe du filet de café qui coule dans ma tasse, j'aime humer son odeur, j'aime placer mes mains autour de la tasse pour les réchauffer. Ensuite vient le temps d'ajouter le sucre et le lait. Le désavantage d'avoir plusieurs tasses est de devoir ajuster les quantités selon chacune. Puis un ou deux petits tours de cuillère et le café est prêt. Parfois, je me sens nostalgique et je pense à mon grand-père qui lui brassait son café énergiquement pendant de longues minutes en nous relatant les dernières nouvelles. Il m'arrive de le faire à la blague en guise de clin d'oeil à celui qui me manque terriblement.
Dans mes rêves les plus fous, je bois mon café chaud tout en surfant sur le net. Il n'en est rien, la réalité est tout autre. Je prends mon café tiède en essayant de butiner sur mon portable. Je donne le sein, je change des couches, je brosse des dents, je mouche des nez, je range, je lave, je joue, je ne bois pas mon café. Je l'oubli souvent sur le coin d'une table et je le retrouve complètement froid. Je le réchauffe plusieurs fois au four micro-onde jusqu'à ce qu'il prenne un goût de sirop brûlé.
J'arrive à boire un café chaud lors de nos trop rares sorties en amoureux. Après un bon repas au resto, je ne rate jamais l'occasion d'en commander un. La plupart du temps, il est trop corsé ou bien il goûte l'eau de vaisselle. Je n'arrive jamais à bien doser la crème avec les petits godets. Même chose pour les sachets de sucre. J'aime rarement la tasse dans laquelle il est servi et quand je prends finalement une gorgée, je me brûle immanquablement.
Je suis condamnée. Condamnée à boire du café tiède préparé avec amour par mon homme et tiédi avec amour par mes petits. Il y a des condamnations pires que d'autres.
jeudi 12 janvier 2012
Papalé
Papalé ou communément appelée pâte à modeler.
Définitions:
Pâte à modeler selon maman: Matériau malléable utilisé pour sculpter.
Papalé selon mon grand: Matériau que maman achète pour m'amuser pendant des heures et que je ne veux surtout pas partager avec ma soeur.
Papalé selon ma cocotte: Matériau malléable à étendre sur les fenêtres et à déguster.
Mon grand adore la papalé. Il peut passer des heures à faire des sculptures toutes aussi farfelues les unes que les autres. Il s'amuse tout en développant sa dextérité et son sens de l'imagination. Grand malheur à lui, sa soeur s'est découvert une nouvelle passion pour la papalé alors il doit maintenant partager son précieux butin.
Ma cocotte a une toute autre vision quant à l'utilisation de la papalé. Elle prend un malin plaisir à concocter une bouette composée de bave et de papalé qu'elle étend généreusement dans mes fenêtres. Pendant la fabrication elle prend soin de faire des tests de qualité en goûtant à son mélange. Elle est généreuse et téméraire ma cocotte; elle se sacrifie en prenant des grosses bouchées pour être certaine d'offrir un bon produit. Goûteuse professionnelle. Elle est si dévouée que j'en retrouve parfois dans sa couche. Un caca rose fluo, ça surprend.
Alors ce soir chéri, il y aura de la papalé pour souper, préparée et sculptée avec amour.
Définitions:
Pâte à modeler selon maman: Matériau malléable utilisé pour sculpter.
Papalé selon mon grand: Matériau que maman achète pour m'amuser pendant des heures et que je ne veux surtout pas partager avec ma soeur.
Papalé selon ma cocotte: Matériau malléable à étendre sur les fenêtres et à déguster.
Mon grand adore la papalé. Il peut passer des heures à faire des sculptures toutes aussi farfelues les unes que les autres. Il s'amuse tout en développant sa dextérité et son sens de l'imagination. Grand malheur à lui, sa soeur s'est découvert une nouvelle passion pour la papalé alors il doit maintenant partager son précieux butin.
Ma cocotte a une toute autre vision quant à l'utilisation de la papalé. Elle prend un malin plaisir à concocter une bouette composée de bave et de papalé qu'elle étend généreusement dans mes fenêtres. Pendant la fabrication elle prend soin de faire des tests de qualité en goûtant à son mélange. Elle est généreuse et téméraire ma cocotte; elle se sacrifie en prenant des grosses bouchées pour être certaine d'offrir un bon produit. Goûteuse professionnelle. Elle est si dévouée que j'en retrouve parfois dans sa couche. Un caca rose fluo, ça surprend.
Alors ce soir chéri, il y aura de la papalé pour souper, préparée et sculptée avec amour.
mercredi 11 janvier 2012
Le mercredi on fait comme tout le monde
Ouep, le mercredi, on fait comme tout le monde. On se réveille encore fatigués de notre trop courte nuit au son du réveil-matin, on s'habille en vitesse, on réveille les enfants, on grignote une tranche de pain sur le coin du comptoir en encourageant les enfants à manger, (je dis grignoter parce que pour moi c'est une vraie torture de manger quinze minutes après mon réveil, j'ai mal au coeur). Petite tétée éclair pour le plus jeune. Ensuite on se bat avec nos trois enfants pour les changer de couches et les habiller en un temps record. Oui oui, les trois sont aux couches. Mais... Ce n'est pas fini. Il reste les manteaux, les cache-cous, les tuques, les mitaines et les bottes. Une chance que le tout petit est encore dans sa coquille (merci à l'inventeur de la pochette d'hiver qui fait en sorte que j'ai juste à lui mettre une tuque). Une fois que j'ai réussi à les habiller, ils me font un spectacle digne de Lord of the Dance pendant que j'enfile mon manteau et mes bottes en vitesse. Ensuite on ouvre la porte vers l'autre monde. Le monde extérieur. Je laisse le tout petit dans l'entrée avec les sacs (la sacoche, le sac à couches, le sac de jouets, le sac d'école et le sac à lunch) et je sors avec les deux plus vieux. Bisous à papa qui s'en va faire une heure de trafic avant d'arriver au travail.
Notre Grand Caravan nous attend dans le stationnement. J'ouvre la porte coulissante et j'embarque mes deux ti-minous. Je me dépêche à les installer dans leurs sièges pour ensuite aller chercher mon mini. Je fais un dernier voyage pour tous les sacs. Bon l'embarquement est terminé. J'ai les dents serrées et des sueurs dans le dos.
Ouf, je me place enfin au volant. Une grande respiration et on démarre. Oups, j'ai oublié de barrer la porte. Petite anecdote en passant... J'ai déjà essayé de barrer la porte de la maison avec la manette de verrouillage de l'auto. Alors, je retourne barrer la porte. Enfin on part. Je n'ai pas encore tourné le coin de la rue que ma fille a déjà enlever sa tuque, son cache-cou, ses mitaines et ses bottes. Grrr. Direction pré-maternelle, ensuite bénévolat.
Voilà, le mercredi matin, je fais du bénévolat. Comme je suis maman à la maison, c'est le seul matin de la semaine où on vit la réalité des gens qui travaillent et qui ont des enfants à préparer pour la garderie ou pour l'école. Je vous lève mon chapeau. Ce soir, j'ai demandé à l'homme de ramasser quelque chose en chemin pour le souper. J'avais envie de relaxer en fin de soirée et je me suis fait chauffer de l'eau. Il n'y a rien comme un bon thé chaud pour me détendre. J'ai attendu l'eau pendant un bon dix minutes... la bouilloire n'était pas branchée. Dur, dur de faire comme tout le monde.
Merci chéri de me permettre d'être maman à la maison. Ça change pas le monde sauf que...je peux laisser les enfants dormir le matin, je peux déjeuner quand j'ai faim, je peux rester en pyjama jusqu'à dix heures, je peux rester au chaud dans ma maison quand il fait -25, je peux relaxer au lieu de stresser, je peux faire du bénévolat et me rappeler à quel point je suis chanceuse. Merci. Là, je m'en vais faire comme tout le monde: dormir.
Notre Grand Caravan nous attend dans le stationnement. J'ouvre la porte coulissante et j'embarque mes deux ti-minous. Je me dépêche à les installer dans leurs sièges pour ensuite aller chercher mon mini. Je fais un dernier voyage pour tous les sacs. Bon l'embarquement est terminé. J'ai les dents serrées et des sueurs dans le dos.
Ouf, je me place enfin au volant. Une grande respiration et on démarre. Oups, j'ai oublié de barrer la porte. Petite anecdote en passant... J'ai déjà essayé de barrer la porte de la maison avec la manette de verrouillage de l'auto. Alors, je retourne barrer la porte. Enfin on part. Je n'ai pas encore tourné le coin de la rue que ma fille a déjà enlever sa tuque, son cache-cou, ses mitaines et ses bottes. Grrr. Direction pré-maternelle, ensuite bénévolat.
Voilà, le mercredi matin, je fais du bénévolat. Comme je suis maman à la maison, c'est le seul matin de la semaine où on vit la réalité des gens qui travaillent et qui ont des enfants à préparer pour la garderie ou pour l'école. Je vous lève mon chapeau. Ce soir, j'ai demandé à l'homme de ramasser quelque chose en chemin pour le souper. J'avais envie de relaxer en fin de soirée et je me suis fait chauffer de l'eau. Il n'y a rien comme un bon thé chaud pour me détendre. J'ai attendu l'eau pendant un bon dix minutes... la bouilloire n'était pas branchée. Dur, dur de faire comme tout le monde.
Merci chéri de me permettre d'être maman à la maison. Ça change pas le monde sauf que...je peux laisser les enfants dormir le matin, je peux déjeuner quand j'ai faim, je peux rester en pyjama jusqu'à dix heures, je peux rester au chaud dans ma maison quand il fait -25, je peux relaxer au lieu de stresser, je peux faire du bénévolat et me rappeler à quel point je suis chanceuse. Merci. Là, je m'en vais faire comme tout le monde: dormir.
mardi 10 janvier 2012
Le repassage et les super-héros
Je me suis toujours tenu loin des vêtements nécessitant du repassage ou du nettoyage à sec mais...dans une autre vie, j'ai été agent de bord et j'ai porté l'uniforme. Disons le, l'uniforme ça fait de l'effet. Autant pour celui qui le porte que pour ceux qui le croise sur son passage. On se sent quasiment super-héros lorsqu'on l'enfile. Les gens nous remarquent, nous regardent, nous admirent, nous saluent. J'ai toujours pris soin de ma jupe, de mon pantalon, de ma robe et de mon veston en les envoyant religieusement chez le nettoyeur. Par contre mes blouses ne partaient jamais en garde partagée chez le nettoyeur. JE les lavais et JE les repassais. C'étaient les seuls vêtements de ma garde-robe pour lesquels je sortais ma planche et mon fer. Enfant, j'avais vu ma mère repasser méticuleusement les chemises d'habits de mon père et ça allait de soi que mes blouses de super-héros se devaient d'être impeccables.
La vie a fait en sorte que je quitte cet emploi et que je quitte l'uniforme. Finito le repassage. J'ai remisé ma planche et mon fer pendant quelques années.
Depuis quelques temps ma planche et mon fer ont repris du galon. Comme j'ai deux petits garçons et que je craque de les voir en chemises... qui dit chemises, dit repassage. Moi qui avait complètement rayé cette activité de ma trop longue liste de tâches ménagères, me voilà qui repasse des mini chemises de super-héros. À chaque fois, je pense à ma mère qui repasse encore plusieurs fois par semaine les chemises de mon père.
L'uniforme a également fait un retour dans ma vie... qui dit uniforme dit repassage. Ouep j'ai un nouvel uniforme. En étant mère à la maison, il est loin d'être obligatoire mais il se doit d'être repassé. J'ai nommé le tablier. Lorsque j'ai beaucoup de popote à faire, je sors mon tablier et il me semble que je cuisine mieux s'il est repassé. Je deviens un super-héros des casseroles. Un super-héros du fer, ça porte quel uniforme?
L'uniforme a également fait un retour dans ma vie... qui dit uniforme dit repassage. Ouep j'ai un nouvel uniforme. En étant mère à la maison, il est loin d'être obligatoire mais il se doit d'être repassé. J'ai nommé le tablier. Lorsque j'ai beaucoup de popote à faire, je sors mon tablier et il me semble que je cuisine mieux s'il est repassé. Je deviens un super-héros des casseroles. Un super-héros du fer, ça porte quel uniforme?
mercredi 14 avril 2010
Post-partum
Youhou, es-tu là? Depuis quelques jours, je sens le post-partum faire tranquillement son chemin entre les jouets, les piles de lavage, la vaisselle sale et les miettes de biscuits qui trainent au sol. Tout doucement, sournoisement, il essaie de me coincer dans le détour. Va-t-il réussir? Vais-je parvenir à échapper au côté sombre de la force? Malheureusement pour lui, je sors les armes pour lui livrer une dure bataille. Voici mon plan machiavélique (ben pas tant que ça) pour le chasser hors de ma chaumière.
Premièrement, un changement de routine pour mon ti-minou. Depuis quelques jours, la nouvelle heure de tombée est 20h. Fini les folies et les rigolades jusqu'à 22h30. Et oui, mon garçon de 18 mois se couchait tard. Papa le verra moins longtemps en soirée mais ce nouvel horaire me fera le plus grand bien. Un peu de temps pour me retrouver seule avec mon homme me fouettera les sens. Lecture, télé, discussions, tricot, câlins (finalement... hihihi), fondue-au-chocolat-en-amoureux seront mes petits moments de détente bien mérités. Bon, je sais très bien que je vais finir par glisser une ou deux brassée de lavage et un peu de ménage à travers mes petites activités mais au moins j'aurai le temps de partir une brassée et de la plier sans me demander à toutes les trois secondes où est rendu mon petit minou cascadeur.
Deuxièmement, je suis allée sonner chez ma voisine. Depuis peu, elle a démarré sa petite entreprise d'entretien ménager pour les mamans. Étant elle même maman de deux enfants, elle comprend très bien le tourbillon quotidien dans lequel les mères sont plongées. Je lui ai donc demandé un coup de main une fois par mois. Évidemment, je vais devoir entretenir le tout mais grâce à son aide, je réussirai à voir mon reflet dans la glace au moins quelques jours par mois, je verrai finalement la couleur de mon plancher et j'éliminerai la prolifération des moumousses sous les meubles.
Troisièmement, j'ai fait appel à mon amie Claire qui est l'amie de ma mère depuis près de 30 ans. Elle même mère de deux enfants, elle veille sur moi en sachant très bien à quoi ressemble mon quotidien. Toujours prête à aider ceux qu'elle aime, depuis quelques mois, en échange d'une somme symbolique, elle me concocte des petits plats pour nourrir les miens. Je lui ai passé une dernière commande en espérant pouvoir reprendre le contrôle de ma cuisine afin de popoter à mon tour.
Quatrièmement, je sors dehors à tous les jours pour faire le plein de vitamine D. Avec le beau temps qui cogne à nos portes, je me fais un devoir de me mettre le bout du nez à l'extérieur. J'habille les enfants et hop dans la poussette pour prendre une belle marche. En revenant, ma poupounette est toujours profondément endormie, ce qui me permet de laisser courir mon grand pour qu'il puisse découvrir les joies de la nature. Il n'y a rien de mieux que de rentrer à la maison les cheveux pleins de gazon et les mains pleines de terre.
Gare à toi post-partum, je suis armée pour le duel. Que le plus fort l'emporte!
samedi 13 mars 2010
J'ai 17 mois et je dérange!
Ti-Minou a 17 mois et il dérange. Bon, bon, bon... N'allez surtout pas vous imaginer qu'il dérange. Nenon, il dé-range. Il est dans la phase où tout déplacer ce que maman a soigneusement rangé est un jeu très intéressant. C'est ainsi que mon salon se fait dé-ranger plusieurs fois par jour, que mon armoire à Tupperware est souvent très dé-rangée et que mes piles de lavages qui attendent sagement dans le corridor sont ultra dé-rangées. Ti-Minou réussi tellement bien son petit jeu que maman termine sa journée avec le cerveau dérangé.
En fin de journée, l'homme revient du travail... L'homme s'applique à tout ranger car il voit bien que maman est fatiguée du dérangement. Il ne se passe que quelques heures par jour ou tout est rangé; c'est la nuit. À quoi bon avoir une maison rangée la nuit si personne est debout pour en profiter? Je ne range tout de même pas pour les fantômes qui rôdent! Ça serait assez dérangé de faire ça non?
Alors au rancart le rangement, j'aime bien que mon enfant dé-range. Et les vôtres? Ils dé-rangent autant que mon Ti-Minou?
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